Le débutant (treizième partie)
Cependant, l’heure avançant, Julie prit affectueusement le garçon par la taille, pour le conduire jusqu’à la porte d’entrée, qu’elle entrouvrit légèrement pour que ce dernier puisse s’en aller. Mais comme il s’apprêtait à sortir, Julie, prise d’une envie soudaine, attira vivement le jeune homme à elle. Lui saisissant le visage entre ses mains, elle posa sa bouche contre la sienne dans un baiser plein de fougue et de passion. N’étant pas complètement innocent dans cet art, l’ayant déjà un peu pratiqué avec des filles de son âge, Albert répondit de son mieux au baiser de la femme, fier de lui montrer son savoir. Ce fut un baiser sauvage, plein d’une sensualité violente. Les langues se cherchèrent, se nouèrent, se repoussèrent, pour mieux se retrouver, en un ballet endiablé, tandis que les salives se mêlaient en un cocktail parfumé. Les deux corps plaqués l’un contre l’autre se frottèrent dans une pantomime lascive, se modelèrent, s’épousèrent étroitement dans un contact jouissif.
Eprouvant un certain plaisir pervers à ce baiser défendu, Julie s’ingénia à le faire durer le plus longtemps possible, plaquant étroitement ses seins et son bas-ventre au corps musclé de son jeune amant. Or comme elle avait noué ses bras autour du cou de ce dernier, elle sentit soudain avec émoi la main droite d’Albert se glisser sous son peignoir ouvert et frôler la chair nue de sa taille. Une insidieuse langueur érotique la saisit. Elle laissa l’adolescent la caresser à sa guise. Avec émotion elle sentit la main exploratrice descendre le long de sa hanche, glisser sournoisement sur sa croupe rebondie, pour bientôt s’infiltrer entre ses fesses épanouies. Un frisson la secoua, tandis qu’une pensée vicieuse faisait son chemin dans son esprit. Dans un terrible effort de volonté elle décida de mettre fin à cette exploration érotique qui la troublait plus que de raison. A contre cœur elle repoussa son trop entreprenant compagnon : Arrête, lui dit-elle. La prochaine fois si tu veux, tu pourras venir de ce coté, mais maintenant il faut que tu rentres, ta mère va s’inquiéter.
Trop excité pour se rendre aux raisons de son initiatrice, Albert, non seulement ne recula pas sous la poussée, bien timide il est vrai de la femme, mais au contraire, il se colla plus étroitement à ce corps féminin qui l’affolait tant. Percevant contre son ventre la dureté du désir de l’adolescent, Julie vacilla sur ses jambes, vaincue : C’est pas possible, gémit-elle… Tu as encore envie ?… En guise de réponse, il appuya plus fermement la saillie que faisait son membre gonflé, contre le pubis féminin. Les sens de nouveau sous l’emprise du désir, Julie lança une main au devant de cette bosse qui lui meurtrissait agréablement le bas-ventre : « Ce n’est pas raisonnable, tenta-t-elle de se convaincre, tandis que ses doigts épousaient le contour de cette verge si affolante, tu dois rentrer ». Mais si la raison lui conseillait de repousser son jeune partenaire par trop entreprenant, sa libido exacerbée s’opposait à cette éventualité. Vaincue une nouvelle fois par ses sens en effervescences, Julie s’attaqua d’une main fébrile au pantalon d’Alberte, alors que celui-ci, l’ayant plaqué contre le mur, lui malaxait sauvagement la poitrine. Ces attouchements, bien que manquant de délicatesse pour ses seins agacés, ne fit qu’aggraver l’intense désir qui la consumait, la faisant ruisseler une fois de plus.
Lorsque le pantalon enfin dégrafé chut aux pieds de l’adolescent, Julie de plus en plus impatiente s’attaqua alors au slip qui lui cachait encore l’objet de ses désirs. Laissant sa sensuelle initiatrice le dévêtir, il se polarisa sur la merveilleuse poitrine que cette dernière lui offrait. Saisissant chaque sein gonflé dans une main, il les soupesa avec ivresse, les massant fiévreusement, les pressant délicatement. Depuis trois ans, date à laquelle son corps s’était éveillé à la sexualité, les poitrines des femmes avaient attirées ses regards. Le hasard avait voulu que sa sœur aînée accouche cette année là de son premier enfant. Et lorsque qu’elle avait pour la première fois devant lui, nourri son bébé, il était resté médusé devant ce gros sein gonflé qui s’offrait à son regard. De cette découverte, à l’âge de la puberté lui venait certainement cette attirance pour les poitrines féminines. Cependant, tout au plaisir de modeler les lourdes mamelles de son initiatrice, de jouer avec leurs élasticités, de les presser comme il l’aurait fait avec deux fruits juteux, il en négligeait ce qui se passait au niveau de son bas-ventre.